Les TNS savent-ils vraiment comment optimiser leur retraite sans le contrat Madelin, cet outil désormais obsolète ? Face à la disparition de ce dispositif en 2020, l'assurance vie et le Plan d'Épargne Retraite (PER) s'imposent comme les piliers incontournables d'une stratégie gagnante. Découvrez comment conjuguer défiscalisation immédiate via le PER – qui permet de déduire ses versements de ses revenus imposables – et transmission optimisée grâce à l'assurance vie, dont les fonds sont disponibles à tout moment. Une méthode éprouvée pour marier sécurité fiscale, flexibilité en cas d'imprévus, et création d'un capital transmissible à ses proches, sans passer par la case succession.
Le nouveau contexte du PER et de l'assurance-vie
Pourquoi le contrat Madelin a-t-il été remplacé ?
Le contrat Madelin, réservé aux TNS, a été remplacé par le PER en octobre 2020. Une évolution vers plus de flexibilité : suppression des versements annuels obligatoires et choix de sortie (capital, rente ou mix) à la retraite. Les TNS (artisans, libéraux, micro-entrepreneurs) bénéficient ainsi d'une solution adaptée à leurs revenus irréguliers.
Les détenteurs de Madelin peuvent conserver leur contrat ou le transférer vers un PER. Cette transition évite les risques fiscaux liés aux versements manquants et ouvre de nouvelles options de déblocage anticipé, comme l'achat de la résidence principale. Un atout pour des carrières aux trajectoires imprévisibles.
Le duo PER et assurance-vie : une stratégie pour chaque objectif
Le PER offre une réduction d’impôt immédiate (jusqu’à 10 % du bénéfice imposable, plafonné à 8 PASS). L’épargne croît sans imposition, avec un abattement de 10 % sur la rente à la retraite. Un outil clé pour sécuriser un revenu stable.
L’assurance-vie complète ce dispositif par sa transmission sans frais de succession (primes versées avant 70 ans). Associée au PER, elle permet de structurer un capital liquide, investissable en fonds en euros ou unités de compte. Un équilibre entre épargne protégée (PER) et mobile (assurance-vie) pour gérer les imprévus ou une retraite anticipée.
Le PER : l'outil de défiscalisation privilégié du TNS
Le Plan d'Épargne Retraite Individuel (PERIN) est le successeur du contrat Madelin pour les Travailleurs Non-Salariés (TNS). Depuis 2020, ce dispositif permet de constituer une retraite complémentaire tout en bénéficiant d’avantages fiscaux adaptés aux spécificités du statut d’entrepreneur.
Un avantage fiscal immédiat sur les cotisations : Les versements volontaires sur un PERIN sont déductibles du revenu imposable du TNS. Le plafond de déduction repose sur les bénéfices professionnels imposables. Pour 2024, avec un PASS à 46 368 €, le calcul donne un maximum de 85 780 € de déduction possible (10 % des revenus jusqu’à 8 PASS + 15 % au-delà). Ce plafond peut inclure les reports non utilisés des 3 années précédentes.
Une souplesse inédite : Contrairement au Madelin, le PERIN autorise des versements libres, sans obligation de montant minimum légal. Cette flexibilité permet au TNS d’ajuster ses contributions selon ses revenus annuels, sans craindre de perdre les avantages fiscaux.
Des sorties adaptées à vos besoins : À la retraite, le PERIN offre un choix entre une sortie en capital, en rente viagère, ou un mix des deux. Cette liberté, absente du Madelin, permet de structurer un projet patrimonial personnalisé, notamment pour les artisans, commerçants, ou professions libérales.
Des déblocages anticipés ciblés : En cas d’invalidité, de surendettement, ou d’achat de résidence principale, l’épargne peut être récupérée avant la retraite. Les gains restent soumis à un prélèvement forfaitaire de 30 %, mais les versements déduits sont exonérés de prélèvements sociaux dans ces situations.
L'assurance-vie : le couteau suisse de l'épargne pour la flexibilité et la transmission
Pour les travailleurs non-salariés (TNS), la combinaison du Plan d'Épargne Retraite (PER) et de l'assurance-vie permet une optimisation fiscale et patrimoniale. Le PER offre une déduction immédiate des cotisations, tandis que l'assurance-vie complète avec sa souplesse et sa fiscalité sur mesure.
Contrairement au PER, l'assurance-vie autorise des retraits à tout moment. Un artisan ou un micro-entrepreneur, confronté à des revenus irréguliers, peut ainsi puiser dans son épargne en cas de baisse de trésorerie. Cette liquidité est un avantage stratégique pour gérer les aléas professionnels.
Après 8 ans, les gains des rachats bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € en couple). Un expert-comptable peut, par exemple, programmer des retraits étalés sur plusieurs années pour ne pas dépasser ce seuil, optimisant ainsi l'économie d'impôt. Les gains restants s'acquittent d'un prélèvement forfaitaire de 7,5 % (sous réserve de seuils cumulés inférieurs à 150 000 €) et des prélèvements sociaux de 17,2 %.
La transmission d'un contrat d'assurance-vie est un levier unique : chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € exonérés d'impôt, hors succession. Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre 305 000 € sans frais, contre 200 000 € via une succession classique. Cette liberté de désigner des bénéficiaires non-héritiers (comme un neveu ou une association) renforce sa pertinence.
À la retraite, les options sont variées. Un médecin libéral peut convertir une partie de son assurance-vie en rente viagère : à 65 ans, seuls 40 % des versements sont imposables. En cas de besoin de liquidités, le capital restant dans le PER peut être débloqué en rente ou en capital, avec un abattement de 10 % à la sortie.
Pour un TNS, le PER réduit l'impôt sur les bénéfices (déduction sous plafonds) mais bloque les fonds jusqu'à la retraite. L'assurance-vie offre liquidité totale et transmission simplifiée, sans avantage fiscal initial.
Le PER optimise l'épargne fiscale, l'assurance-vie favorise flexibilité et transmission. Les deux supportent des sorties en capital ou rente viagère, adaptées aux besoins patrimoniaux des travailleurs indépendants.
La stratégie de combinaison : comment l'avantage fiscal du PER finance votre assurance-vie
Les Travailleurs Non-Salariés (TNS) disposent d’une opportunité unique pour optimiser leur retraite. En utilisant conjointement le Plan d’Épargne Retraite (PER) et l’assurance-vie, ils transforment un avantage fiscal en capital disponible. Cette approche s’adresse aux artisans, commerçants, professions libérales et micro-entrepreneurs soucieux de sécuriser leur avenir, tout en anticipant la transmission de leur épargne.
Le PER permet des versements déductibles de vos revenus imposables, avec un plafond annuel pouvant atteindre 81 384 € en 2023 pour les TNS. En versant la somme maximale selon votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI), vous réduisez automatiquement votre impôt. L’économie réalisée, concrète et calculable, peut ensuite être réinvestie dans un contrat d’assurance-vie. Par exemple, un artisan avec un TMI de 41 % économise 4 100 € d’impôt en versant 10 000 € sur son PER, somme qu’il peut redéployer en assurance-vie.
- Maximisez vos versements sur votre PER chaque année pour atteindre votre plafond de déduction fiscale et réduire votre impôt sur le revenu.
- Calculez l'économie d'impôt générée grâce à ces versements. C'est de l'argent que vous n'auriez pas eu autrement.
- Réinvestissez systématiquement cette économie d'impôt sur votre contrat d'assurance-vie pour construire un capital disponible et optimisé pour la transmission.
Un TNS avec un TMI de 30 % versant 10 000 € sur son PER économise 3 000 € d’impôt. Ces 3 000 €, réinvestis en assurance-vie, bénéficient après 8 ans d’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les intérêts, avec un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Sur 10 ans, un placement en fonds en euros à 2 % génère un capital de 3 600 €, net d’impôts.
Cette synergie crée un cercle vertueux : le PER sécurise une épargne retraite avec réduction d’impôt, tandis que l’assurance-vie offre souplesse et transmission anticipée. Les TNS compensent ainsi l’indisponibilité du PER jusqu’à la retraite par la liquidité de l’assurance-vie. En cas de décès avant 70 ans, le PER d’assurance offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, renforçant l’attractivité de cette combinaison pour la transmission patrimoniale.
Gérer les imprévus et préparer l'avenir : les solutions pour les TNS
Les Travailleurs Non-Salariés (TNS) font face à une vulnérabilité accrue face aux aléas de la vie professionnelle. Contrairement aux salariés, leur protection sociale reste limitée en cas de coup dur. Heureusement, le Plan d'Épargne Retraite (PER) prévoit des mécanismes de déblocage anticipé pour atténuer ces risques.
Voici les principaux cas de déblocage anticipé du PER :
● Invalidité (du titulaire, de son conjoint ou d'un enfant)
● Décès du conjoint ou du partenaire
● Expiration des droits aux allocations chômage
● Surendettement
● Cessation d'activité non salariée suite à une liquidation judiciaire
Le PER protège l'épargne tout en offrant une porte de sortie en cas de crise majeure. Toutefois, sa liquidité reste encadrée par la réglementation. C'est là qu'intervient le complément idéal : l'assurance-vie. Contrairement au PER, elle permet à tout moment le retrait d'une partie ou la totalité du capital, avec un délai maximum de 2 mois pour obtenir le règlement.
Pour un artisan ou un micro-entrepreneur confronté à un ralentissement temporaire d'activité, l'assurance-vie constitue une véritable soupape de sécurité. En cas de départ anticipé à la retraite, elle permet même de générer un revenu de transition pendant la période entre l'arrêt d'activité et l'ouverture des droits à la retraite, y compris ceux du PER.
PER et assurance-vie : le duo gagnant pour la retraite des indépendants
Le débat « assurance-vie ou PER » est dépassé. La combinaison des deux est la clé pour les TNS : un pilier solide via le PER et une épargne flexible via l’assurance-vie.
Le PER permet de déduire jusqu’à 87 135 € de son revenu imposable en 2025 pour les TNS. Son épargne, bloquée jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels), constitue un revenu futur garanti. L’assurance-vie, quant à elle, offre une liquidité totale, idéale pour les imprévus ou transmettre un héritage avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
Leur synergie maximise la défiscalisation : réduction d’impôt via le PER et fiscalité avantageuse de l’assurance-vie après 8 ans. À la retraite, le PER permet de choisir entre rente, capital ou mix, tandis que l’assurance-vie offre un complément flexible. Cette stratégie anticipe aussi invalidité ou arrêt anticipé.
● Optimisation fiscale maximale : cumul déduction PER et fiscalité allégée assurance-vie après 8 ans.
● Flexibilité et sécurité : épargne bloquée (PER) et capital disponible (assurance-vie).
● Préparation de la transmission : abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
● Maîtrise de votre retraite : choix entre rente, capital ou mix pour un avenir personnalisé.
Pour les artisans, commerçants et professions libérales, cette approche double garantit une retraite sereine, alliant défiscalisation, gestion des risques et transmission patrimoniale.
Pour les TNS, allier PER et assurance-vie est une stratégie gagnante pour préparer sa retraite. Le PER réduit l’impôt et sécurise un revenu futur, tandis que l’assurance-vie offre flexibilité et transmission optimisée. Ensemble, ils garantissent une retraite sereine, alliant économie fiscale, capital disponible et protection des proches, pour une transition en toute confiance.
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